Radix DICOM
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Scanner et IRM : études, séries et coupes expliquées

Un examen d’imagerie est organisé en trois niveaux. Une étude correspond à un passage dans le scanner, une série est un ensemble d’images réalisées pendant ce passage, et une coupe est une image unique de cet ensemble. Une étude de scanner (TDM) ou d’IRM contient en général plusieurs séries, et chaque série peut contenir des dizaines, voire des centaines de coupes. C’est pourquoi un CD patient ressemble à un énorme tas de fichiers.

Étude : un passage

Une étude regroupe tout ce qui est produit pendant un même examen. Si quelqu’un passe un scanner du thorax un jour donné, cela fait une étude, avec sa propre date, sa description et un identifiant d’étude unique enregistrés dans les fichiers.

Un même disque peut contenir plusieurs études. Une personne qui a passé des examens à des dates différentes, ou sur des régions du corps différentes le même jour, peut en avoir plusieurs. C’est la visionneuse ou l’arborescence des dossiers qui les sépare.

Série : un ensemble d’images

Dans une étude, le scanner produit une ou plusieurs séries. Une série est un groupe d’images acquises ensemble, avec les mêmes réglages et la même orientation. Chaque série a un numéro et souvent une courte description, comme « AXIAL » ou « SAG T2 », inscrite par l’appareil.

Raisons courantes d’avoir plusieurs séries dans une même étude :

  • la même région explorée dans plusieurs plans, par exemple axial, sagittal et coronal
  • la même région explorée avec des réglages différents, par exemple avant et après injection d’un produit de contraste
  • des images supplémentaires créées par le logiciel de l’appareil à partir des données d’origine, comme des vues reformatées

La description de la série n’est qu’une étiquette choisie par l’hôpital ou par l’appareil. Elle peut être courte et énigmatique, et elle varie selon les fabricants.

Coupe : une image

Une coupe est une image, enregistrée sous la forme d’une instance DICOM. Pour la plupart des scanners et des IRM, une coupe est une section fine du corps. Faire défiler une série revient à passer d’une coupe à la suivante, en général d’une extrémité de la région examinée à l’autre.

Chaque fichier de coupe porte sa propre position et sa propre orientation dans l’espace. C’est ce qui permet au logiciel de savoir quelle coupe se trouve au-dessus de quelle autre, et quelle distance les sépare. Vous pouvez voir ces valeurs dans les balises. Consultez Balises et métadonnées DICOM pour savoir comment les lire.

En quoi le scanner et l’IRM diffèrent

Les deux produisent des piles de coupes, mais elles sont construites différemment.

  • Le scanner (TDM) utilise des rayons X. Les valeurs des pixels sont calibrées en unités Hounsfield, si bien qu’un même matériau donne à peu près la même valeur d’un appareil à l’autre. Une étude de scanner comporte souvent un petit nombre de séries, généralement la même région reconstruite de plusieurs façons.
  • L’IRM utilise un champ magnétique et des ondes radio. Les valeurs des pixels n’ont pas d’échelle fixe comme les unités Hounsfield : la luminosité est relative et dépend de la séquence et de la machine. Une étude d’IRM comporte souvent de nombreuses séries, car chaque séquence est une série à part.

C’est pourquoi un dossier d’IRM peut paraître plus confus qu’un dossier de scanner. Avoir plus de séries ne signifie pas avoir plus de problèmes. Cela veut seulement dire que plus de séquences ont été réalisées.

Pourquoi un disque contient autant de fichiers

La plupart des appareils écrivent un fichier par coupe. Une série de 200 coupes fait 200 fichiers, et une étude de dix séries fait 2 000 fichiers. Les disques plus anciens enregistrent parfois des fichiers sans extension, rangés dans des sous-dossiers imbriqués aux noms codés et courts.

L’index qui relie le tout est le fichier DICOMDIR. Il liste le patient, les études, les séries et les images présents sur le disque. Pour comprendre son fonctionnement, consultez DICOMDIR expliqué.

S’y retrouver

Quelques bonnes habitudes aident quand vous ouvrez vous-même un examen :

  • Regardez d’abord la description et le numéro de la série. Ils indiquent de quelle série il s’agit.
  • Regardez le nombre de coupes. Une série de quelques images seulement peut être une image de repérage plutôt qu’une pile complète.
  • Ne supposez pas que la première série est la principale. L’ordre dépend de la façon dont l’examen a été réalisé.
  • Ouvrez chaque plan séparément. Les séries axiale, sagittale et coronale sont des piles différentes, pas des vues différentes d’un même fichier.

Radix DICOM ouvre un dossier entier de CD patient, y compris les sous-dossiers imbriqués et les fichiers sans extension, ce qui vous permet de parcourir les séries et les coupes sur un téléphone Android. Ce n’est pas un dispositif médical et il n’est pas destiné au diagnostic. Les étapes sont détaillées dans Comment ouvrir un CD DICOM sur votre téléphone.

Qui interprète les images

La lecture des images revient au radiologue et au médecin qui a prescrit l’examen. Connaître la structure d’une étude vous aide à vous y repérer et à la partager. Toute décision sur la signification des images ou sur la suite à donner appartient au médecin du patient.